Injonction CNIL Orange : la conformité récompensée

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a annoncé, en septembre 2025, la clôture de l’injonction prononcée à l’encontre de la société Orange, après avoir constaté sa mise en conformité effective.
Cette décision, discrète mais symboliquement forte, illustre le dialogue possible entre grands groupes technologiques et autorités de régulation dans un contexte où le consentement numérique devient un pilier central de la confiance en ligne.

L’affaire, désormais connue sous le nom d’injonction CNIL Orange, témoigne d’une approche équilibrée : la sanction initiale visait à corriger une défaillance systémique, mais la clôture met en lumière la capacité d’une entreprise à se transformer en profondeur pour se conformer aux règles européennes.

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Visa de la délibération SAN-2025-007 du 11 septembre 2025

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décision rendue de la délibération SAN-2025-007 du 11 septembre 2025

Contexte de l’injonction CNIL Orange : une sanction initiale emblématique

En novembre 2024, la formation restreinte de la CNIL avait infligé à Orange une amende de 50 millions d’euros pour des pratiques jugées contraires à la loi Informatique et Libertés et au RGPD.
Deux griefs majeurs étaient retenus.

Le premier concernait l’insertion d’annonces publicitaires entre les courriels personnels des utilisateurs du service Orange Mail. Ces publicités, présentées sous forme de messages internes, étaient affichées sans recueil préalable du consentement des destinataires. Cette méthode, assimilée à une prospection directe déguisée, violait le principe de transparence et le droit à un consentement explicite.

Le second manquement portait sur la gestion défaillante des cookies et traceurs. Les contrôles techniques de la CNIL ont révélé qu’après le retrait du consentement, des traceurs continuaient d’être activés, maintenant ainsi un traitement illégal des données de navigation.
Ces manquements ont conduit à une injonction CNIL Orange exigeant la cessation immédiate des pratiques dans un délai de trois mois, assortie d’une astreinte de 100 000 € par jour en cas de non-exécution.

Une mise en conformité minutieuse après l’injonction CNIL Orange

Plutôt que de contester la décision, Orange a entrepris une mise en conformité profonde, mobilisant ses départements techniques, juridiques et marketing.
L’entreprise a revu son système de gestion du consentement (CMP – Consent Management Platform), reconfiguré les scripts de tracking et réévalué la manière dont les cookies tiers étaient chargés sur ses sites.

La CNIL a pu constater que désormais, aucun cookie n’était déposé ni lu après le retrait du consentement d’un utilisateur. Les équipes d’Orange ont produit des journaux techniques détaillés, des audits indépendants et des tests documentés, prouvant la conformité effective du mécanisme.

Concernant les cookies tiers, Orange a démontré qu’elle bloquait systématiquement les requêtes sortantes vers les domaines publicitaires externes et avait contacté l’ensemble de ses partenaires pour leur demander d’adapter leurs pratiques.
Même si la suppression physique de ces cookies sur le navigateur des utilisateurs restait hors de sa portée technique, l’entreprise a assuré leur neutralisation complète.

Pour mieux comprendre comment la CNIL exerce son pouvoir de sanction, vous pouvez consulter notre analyse complète de l’affaire Samaritaine, où l’autorité a infligé une amende de 100 000 € pour l’installation de caméras cachées dans les réserves de l’entreprise. Lire l’article complet sur la sanction CNIL – caméras cachées 🔗

Clôture de l’injonction CNIL Orange : reconnaissance d’une conformité effective

Par délibération du 11 septembre 2025, la formation restreinte de la CNIL a officiellement décidé de clore l’injonction CNIL Orange, considérant que l’entreprise avait respecté toutes les obligations imposées.
Cette clôture signifie l’absence de liquidation d’astreinte et marque la reconnaissance d’une mise en conformité réelle et durable.

La CNIL relève que les mesures techniques mises en œuvre par Orange assurent désormais le respect intégral des choix des utilisateurs, notamment lors du retrait du consentement.
Elle admet également que certaines difficultés persistent quant à la suppression des cookies tiers, mais souligne la bonne foi et les efforts démontrés par l’entreprise pour y remédier.

En conséquence, le régulateur a opté pour une approche pragmatique, reconnaissant que la responsabilité devait être partagée entre l’entreprise et les émetteurs tiers, ces derniers restant coresponsables du traitement des données collectées.

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cartoon de l'affaire CNIL Orange 2025

Le cadre juridique de l’injonction CNIL Orange et les principes en jeu

Cette décision s’appuie sur le socle fondamental du RGPD et de la loi Informatique et Libertés.
L’article 82 de cette dernière dispose qu’aucune information ne peut être stockée ou lue sur le terminal d’un utilisateur sans son accord explicite et préalable, sauf si elle est strictement nécessaire au service demandé.

En parallèle, le RGPD impose le principe de responsabilité proactive (accountability).
Cela signifie que les responsables de traitement — ici, Orange — doivent être capables de démontrer à tout moment la conformité de leurs pratiques. La simple affirmation de bonne foi ne suffit plus : seule la preuve technique et documentaire peut emporter la conviction du régulateur.

Cette logique de “preuve par la conformité” a d’ailleurs inspiré d’autres régulateurs européens, qui tendent à adopter la même exigence vis-à-vis des géants du numérique.
La CNIL, à travers l’injonction CNIL Orange, confirme son rôle de chef de file européen en matière de gouvernance numérique responsable.

Responsabilité partagée et pragmatisme dans la clôture de l’injonction CNIL Orange

L’un des aspects les plus remarquables de cette décision tient à la notion de responsabilité partagée.
En reconnaissant que l’entreprise ne peut effacer les cookies déposés par des tiers dans les navigateurs, la CNIL fait preuve d’un réalisme salutaire.
Elle admet qu’une conformité totale ne dépend pas uniquement du responsable de traitement, mais aussi des partenaires et prestataires techniques impliqués dans la chaîne de traitement.

Ce tournant illustre une évolution du droit numérique : il ne s’agit plus de sanctionner pour l’exemple, mais de récompenser les démarches sincères et documentées.
L’injonction CNIL Orange devient alors un modèle de dialogue régulateur – entreprise, où la pédagogie prime sur la répression, et où la conformité se construit dans la durée.

Cette philosophie s’inscrit dans la tendance européenne à favoriser la coregulation : une régulation à plusieurs mains, fondée sur la coopération et la transparence.

Enseignements stratégiques pour les entreprises après l’injonction CNIL Orange

L’affaire Orange livre plusieurs enseignements précieux pour les acteurs du numérique.
D’abord, la conformité n’est pas un acte ponctuel mais une démarche vivante et évolutive. Les entreprises doivent intégrer la protection des données dès la conception (privacy by design) et maintenir une veille constante sur leurs flux techniques.

Ensuite, l’importance de la documentation ne saurait être sous-estimée : logs, audits, courriers d’échanges avec les partenaires et protocoles internes constituent la preuve matérielle de la conformité.
C’est cette capacité à prouver et non à promettre qui permet d’obtenir la clôture d’une injonction CNIL.

Enfin, la décision démontre que la CNIL n’est pas un simple organe punitif, mais un acteur de confiance et d’accompagnement. En récompensant les efforts d’Orange, elle envoie un message clair : les entreprises qui coopèrent et corrigent leurs pratiques peuvent espérer une issue favorable, même après une sanction lourde.

Portée symbolique et impact de l’injonction CNIL Orange sur l’écosystème numérique

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La clôture de l’injonction CNIL Orange dépasse le cadre du seul opérateur télécom.
Elle reflète une maturation de la régulation numérique française, fondée sur la transparence, la preuve et la proportionnalité.
Dans un environnement marqué par la multiplication des régulateurs (ARCOM, ARCEP, CNIL, DSA européen), cette décision illustre un équilibre nouveau entre contrôle et confiance.

Pour les entreprises du numérique, elle confirme que la bonne foi ne suffit pas : seule une démarche structurée, continue et vérifiable de conformité permet d’éviter l’escalade des sanctions.
Pour les utilisateurs, elle garantit que les droits en matière de consentement ne sont plus symboliques mais effectivement respectés.

En somme, la CNIL réaffirme à travers ce cas que la confiance numérique se construit autant par la pédagogie que par la contrainte.

L’injonction CNIL Orange aura constitué un laboratoire de conformité grandeur nature.
De la sanction à la clôture, elle retrace le parcours d’une entreprise contrainte de revoir ses process internes, d’impliquer ses partenaires et de prouver la sincérité de sa démarche.
Cette décision témoigne de la capacité des grands acteurs à évoluer sous contrainte réglementaire, mais aussi de la volonté de la CNIL d’instaurer une régulation fondée sur la coopération et la proportionnalité.

Dans un monde où le consentement est devenu la clé de voûte du numérique, cette affaire rappelle qu’il ne suffit pas d’afficher des bannières d’acceptation : il faut garantir, techniquement et juridiquement, que la volonté de l’utilisateur soit respectée jusqu’à sa dernière conséquence.

FAQ — Injonction CNIL Orange

1. Pourquoi la CNIL avait-elle sanctionné Orange ?
Pour avoir diffusé des publicités dans les boîtes mail sans consentement et pour avoir continué à lire des cookies après le retrait du consentement des utilisateurs. Le parisien explique l'affaire sur youtube ! Clic içi -> https://www.youtube.com/shorts/r0R1oMnxH9w

2. Qu’est-ce qu’une injonction CNIL ?
C’est un ordre formel adressé à une entreprise pour corriger une pratique illégale, dans un délai fixé, sous peine d’amende ou d’astreinte.

3. Que signifie la clôture de l’injonction CNIL Orange ?
Elle atteste que l’entreprise s’est mise en conformité, rendant inutile toute sanction complémentaire.

4. Orange a-t-elle supprimé les cookies tiers ?
Non, mais elle a bloqué toute communication avec les domaines externes, garantissant qu’aucun traitement de données n’est réalisé après retrait du consentement.

5. Quelles leçons pour les entreprises ?
Que la conformité repose sur la preuve, la documentation, et le dialogue constant avec la CNIL. L’anticipation et la transparence sont les meilleures défenses.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a annoncé, en septembre 2025, la clôture de l’injonction prononcée à l’encontre de la société Orange, après avoir constaté sa mise en conformité effective.
Cette décision, discrète mais symboliquement forte, illustre le dialogue possible entre grands groupes technologiques et autorités de régulation dans un contexte où le consentement numérique devient un pilier central de la confiance en ligne.

L’affaire, désormais connue sous le nom d’injonction CNIL Orange, témoigne d’une approche équilibrée : la sanction initiale visait à corriger une défaillance systémique, mais la clôture met en lumière la capacité d’une entreprise à se transformer en profondeur pour se conformer aux règles européennes.

Visa de la délibération SAN-2025-007 du 11 septembre 2025

décision rendue de la délibération SAN-2025-007 du 11 septembre 2025

Contexte de l’injonction CNIL Orange : une sanction initiale emblématique

En novembre 2024, la formation restreinte de la CNIL avait infligé à Orange une amende de 50 millions d’euros pour des pratiques jugées contraires à la loi Informatique et Libertés et au RGPD.
Deux griefs majeurs étaient retenus.

Le premier concernait l’insertion d’annonces publicitaires entre les courriels personnels des utilisateurs du service Orange Mail. Ces publicités, présentées sous forme de messages internes, étaient affichées sans recueil préalable du consentement des destinataires. Cette méthode, assimilée à une prospection directe déguisée, violait le principe de transparence et le droit à un consentement explicite.

Le second manquement portait sur la gestion défaillante des cookies et traceurs. Les contrôles techniques de la CNIL ont révélé qu’après le retrait du consentement, des traceurs continuaient d’être activés, maintenant ainsi un traitement illégal des données de navigation.
Ces manquements ont conduit à une injonction CNIL Orange exigeant la cessation immédiate des pratiques dans un délai de trois mois, assortie d’une astreinte de 100 000 € par jour en cas de non-exécution.

Une mise en conformité minutieuse après l’injonction CNIL Orange

Plutôt que de contester la décision, Orange a entrepris une mise en conformité profonde, mobilisant ses départements techniques, juridiques et marketing.
L’entreprise a revu son système de gestion du consentement (CMP – Consent Management Platform), reconfiguré les scripts de tracking et réévalué la manière dont les cookies tiers étaient chargés sur ses sites.

La CNIL a pu constater que désormais, aucun cookie n’était déposé ni lu après le retrait du consentement d’un utilisateur. Les équipes d’Orange ont produit des journaux techniques détaillés, des audits indépendants et des tests documentés, prouvant la conformité effective du mécanisme.

Concernant les cookies tiers, Orange a démontré qu’elle bloquait systématiquement les requêtes sortantes vers les domaines publicitaires externes et avait contacté l’ensemble de ses partenaires pour leur demander d’adapter leurs pratiques.
Même si la suppression physique de ces cookies sur le navigateur des utilisateurs restait hors de sa portée technique, l’entreprise a assuré leur neutralisation complète.

Pour mieux comprendre comment la CNIL exerce son pouvoir de sanction, vous pouvez consulter notre analyse complète de l’affaire Samaritaine, où l’autorité a infligé une amende de 100 000 € pour l’installation de caméras cachées dans les réserves de l’entreprise. Lire l’article complet sur la sanction CNIL – caméras cachées 🔗

Clôture de l’injonction CNIL Orange : reconnaissance d’une conformité effective

Par délibération du 11 septembre 2025, la formation restreinte de la CNIL a officiellement décidé de clore l’injonction CNIL Orange, considérant que l’entreprise avait respecté toutes les obligations imposées.
Cette clôture signifie l’absence de liquidation d’astreinte et marque la reconnaissance d’une mise en conformité réelle et durable.

La CNIL relève que les mesures techniques mises en œuvre par Orange assurent désormais le respect intégral des choix des utilisateurs, notamment lors du retrait du consentement.
Elle admet également que certaines difficultés persistent quant à la suppression des cookies tiers, mais souligne la bonne foi et les efforts démontrés par l’entreprise pour y remédier.

En conséquence, le régulateur a opté pour une approche pragmatique, reconnaissant que la responsabilité devait être partagée entre l’entreprise et les émetteurs tiers, ces derniers restant coresponsables du traitement des données collectées.

cartoon de l'affaire CNIL Orange 2025

Le cadre juridique de l’injonction CNIL Orange et les principes en jeu

Cette décision s’appuie sur le socle fondamental du RGPD et de la loi Informatique et Libertés.
L’article 82 de cette dernière dispose qu’aucune information ne peut être stockée ou lue sur le terminal d’un utilisateur sans son accord explicite et préalable, sauf si elle est strictement nécessaire au service demandé.

En parallèle, le RGPD impose le principe de responsabilité proactive (accountability).
Cela signifie que les responsables de traitement — ici, Orange — doivent être capables de démontrer à tout moment la conformité de leurs pratiques. La simple affirmation de bonne foi ne suffit plus : seule la preuve technique et documentaire peut emporter la conviction du régulateur.

Cette logique de “preuve par la conformité” a d’ailleurs inspiré d’autres régulateurs européens, qui tendent à adopter la même exigence vis-à-vis des géants du numérique.
La CNIL, à travers l’injonction CNIL Orange, confirme son rôle de chef de file européen en matière de gouvernance numérique responsable.

Responsabilité partagée et pragmatisme dans la clôture de l’injonction CNIL Orange

L’un des aspects les plus remarquables de cette décision tient à la notion de responsabilité partagée.
En reconnaissant que l’entreprise ne peut effacer les cookies déposés par des tiers dans les navigateurs, la CNIL fait preuve d’un réalisme salutaire.
Elle admet qu’une conformité totale ne dépend pas uniquement du responsable de traitement, mais aussi des partenaires et prestataires techniques impliqués dans la chaîne de traitement.

Ce tournant illustre une évolution du droit numérique : il ne s’agit plus de sanctionner pour l’exemple, mais de récompenser les démarches sincères et documentées.
L’injonction CNIL Orange devient alors un modèle de dialogue régulateur – entreprise, où la pédagogie prime sur la répression, et où la conformité se construit dans la durée.

Cette philosophie s’inscrit dans la tendance européenne à favoriser la coregulation : une régulation à plusieurs mains, fondée sur la coopération et la transparence.

Enseignements stratégiques pour les entreprises après l’injonction CNIL Orange

L’affaire Orange livre plusieurs enseignements précieux pour les acteurs du numérique.
D’abord, la conformité n’est pas un acte ponctuel mais une démarche vivante et évolutive. Les entreprises doivent intégrer la protection des données dès la conception (privacy by design) et maintenir une veille constante sur leurs flux techniques.

Ensuite, l’importance de la documentation ne saurait être sous-estimée : logs, audits, courriers d’échanges avec les partenaires et protocoles internes constituent la preuve matérielle de la conformité.
C’est cette capacité à prouver et non à promettre qui permet d’obtenir la clôture d’une injonction CNIL.

Enfin, la décision démontre que la CNIL n’est pas un simple organe punitif, mais un acteur de confiance et d’accompagnement. En récompensant les efforts d’Orange, elle envoie un message clair : les entreprises qui coopèrent et corrigent leurs pratiques peuvent espérer une issue favorable, même après une sanction lourde.

Portée symbolique et impact de l’injonction CNIL Orange sur l’écosystème numérique

La clôture de l’injonction CNIL Orange dépasse le cadre du seul opérateur télécom.
Elle reflète une maturation de la régulation numérique française, fondée sur la transparence, la preuve et la proportionnalité.
Dans un environnement marqué par la multiplication des régulateurs (ARCOM, ARCEP, CNIL, DSA européen), cette décision illustre un équilibre nouveau entre contrôle et confiance.

Pour les entreprises du numérique, elle confirme que la bonne foi ne suffit pas : seule une démarche structurée, continue et vérifiable de conformité permet d’éviter l’escalade des sanctions.
Pour les utilisateurs, elle garantit que les droits en matière de consentement ne sont plus symboliques mais effectivement respectés.

En somme, la CNIL réaffirme à travers ce cas que la confiance numérique se construit autant par la pédagogie que par la contrainte.

L’injonction CNIL Orange aura constitué un laboratoire de conformité grandeur nature.
De la sanction à la clôture, elle retrace le parcours d’une entreprise contrainte de revoir ses process internes, d’impliquer ses partenaires et de prouver la sincérité de sa démarche.
Cette décision témoigne de la capacité des grands acteurs à évoluer sous contrainte réglementaire, mais aussi de la volonté de la CNIL d’instaurer une régulation fondée sur la coopération et la proportionnalité.

Dans un monde où le consentement est devenu la clé de voûte du numérique, cette affaire rappelle qu’il ne suffit pas d’afficher des bannières d’acceptation : il faut garantir, techniquement et juridiquement, que la volonté de l’utilisateur soit respectée jusqu’à sa dernière conséquence.

FAQ — Injonction CNIL Orange

1. Pourquoi la CNIL avait-elle sanctionné Orange ?
Pour avoir diffusé des publicités dans les boîtes mail sans consentement et pour avoir continué à lire des cookies après le retrait du consentement des utilisateurs. Le parisien explique l'affaire sur youtube ! Clic içi -> https://www.youtube.com/shorts/r0R1oMnxH9w

2. Qu’est-ce qu’une injonction CNIL ?
C’est un ordre formel adressé à une entreprise pour corriger une pratique illégale, dans un délai fixé, sous peine d’amende ou d’astreinte.

3. Que signifie la clôture de l’injonction CNIL Orange ?
Elle atteste que l’entreprise s’est mise en conformité, rendant inutile toute sanction complémentaire.

4. Orange a-t-elle supprimé les cookies tiers ?
Non, mais elle a bloqué toute communication avec les domaines externes, garantissant qu’aucun traitement de données n’est réalisé après retrait du consentement.

5. Quelles leçons pour les entreprises ?
Que la conformité repose sur la preuve, la documentation, et le dialogue constant avec la CNIL. L’anticipation et la transparence sont les meilleures défenses.